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Par Elizabeth Angira
Translated by Ngo Fidele Juliette
« Je ne me contente pas de confectionner des vêtements, je crée des histoires d’Afrique de l’Est. Chaque tissu que j’utilise a traversé une frontière, transportant avec lui une culture, un savoir-faire et des liens », remarque-t-elle alors qu’elle reçoit une livraison de tissu en écorce ougandais aux couleurs terreuses, quelques heures seulement après l’arrivée d’un lot de tissus khanga tanzaniens aux couleurs vives.
Mary Wamboi, créatrice au sein de l’atelier Fashion de Nairobi, incarne la collaboration transfrontalière florissante entre les acteurs de l’industrie textile et de la mode en Afrique de l’Est.
Selon elle, cet échange fluide de produits de mode est un avantage relativement récent de l’intégration régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE).
Mary Wamboi, une créatrice de mode, affirme que l’intégration de la mode stimule également la croissance économique et crée des emplois tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Photo: Elizabeth Angira
George Morara Bw’Akuma, avocat spécialisé dans les questions constitutionnelles et juridiques exerçant à Kisii et Nairobi, a déclaré que la CAE est le fruit d’une coopération entre les États membres, officialisée par un traité signé en 1999 et entré en vigueur en 2000.
Les États membres fondateurs, à savoir le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, ont ensuite été rejoints par le Rwanda, le Burundi, la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et la Somalie, élargissant ainsi la présence régionale du bloc.
« La vision qui sous-tend le traité de la CAE est la création d’un marché commun, avec une circulation fluide des personnes, des biens, des services et des capitaux », explique-t-il.
Il note que le protocole permet aux citoyens des pays membres de circuler librement, de mener des activités commerciales transfrontalières et de résider dans les États membres sans avoir besoin de visa, mais pour une période limitée.
« Cette intégration a généré une croissance tangible », observe M. Bw’Akuma.
George Morara Bw’Akuma, avocat spécialisé dans les questions constitutionnelles et juridiques exerçant à Kisii et Nairobi, souligne que la vision qui sous-tend le traité de la CAE est la création d’un marché commun, caractérisé par la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux. Photo/Elizabeth Angira
Il explique que les entrepreneurs du secteur de la mode conquièrent de nouveaux marchés au-delà des grandes villes comme Nairobi et Kampala.
« Les créateurs et les commerçants ouvrent désormais des boutiques dans des villes plus petites telles que Mbarara, Entebbe, Mombasa, Nakuru et Kisii, ce qui reflète l’expansion dynamique du marché », ajoute-t-il.
Bw’Akuma développe en affirmant que l’un des principaux succès de la CAE a été l’harmonisation des politiques commerciales et des cadres réglementaires. Il souligne que cela est un signe de progrès.
« Lorsque vous constatez que les politiques sont révisées et que les réglementations sont harmonisées au-delà des frontières, cela témoigne du dynamisme de l’intégration en action », dit-il. Cela reflète un système en évolution qui vise une amélioration continue. »
La communauté est à l’origine d’une industrie de la mode transfrontalière homogène et, selon Mme Wamboi, les clients apprécient les histoires qui se cachent derrière leurs tissus.
« Qu’il s’agisse d’un tissu en écorce provenant d’Ouganda ou d’un tissu tie-dye provenant de Tanzanie, chaque pièce a son histoire et il est désormais plus facile que jamais d’intégrer cette histoire à mes créations », déclare-t-elle en déployant une robe khanga.
Agnes Talikwa, une créatrice du comté de Nyamira, partage ce sentiment.
« Ma première rencontre avec le tissu khanga tanzanien lors d’une exposition à Arusha, en Tanzanie, a déclenché ma créativité dans le domaine de la mode », confie-t-elle.
Aujourd’hui, ces tissus sont la marque de fabrique de ses collections, démontrant l’impact tangible de l’unité régionale sur le paysage de la mode.
Edward Otieno, commerçant à Kisii, a été témoin direct de cette transformation, ayant travaillé pendant plus de dix ans dans l’industrie de la mode, notamment dans l’approvisionnement en khanga et en tissu d’écorce provenant d’Ouganda.
Il précise que grâce à l’amélioration des infrastructures routières et à la simplification des procédures douanières, ce qui lui prenait auparavant une semaine pour être livré ne prend plus que deux jours.
« J’ai vu mes bénéfices augmenter et mon réseau s’étendre au-delà des frontières. Aujourd’hui, je ne vends plus seulement des tissus, je vends aussi une culture », déclare Edward avec fierté.
Edward Otieno Sewer affirme avoir vu les bénéfices augmenter et son réseau s’étendre au-delà des frontières. Photo d’Elizabeth Angira
Samuel Okello, également commerçant dans le comté de Kisii, explique que l’amélioration significative du transport des tissus depuis Kampala attire de nombreuses personnes vers l’industrie de la mode.
« Nous sommes de plus en plus nombreux », dit-t-il.
Les jeunes créateurs trouvent également des débouchés au-delà de leurs frontières.
« L’économie créative, en particulier la mode, apparaît comme un puissant outil de soft power qui met en valeur la diversité et l’intégration culturelle de l’Afrique de l’Est », explique Donya.
Il n’est donc pas surprenant que de jeunes entrepreneurs comme Joyce Ntugane, originaire du Congo et désormais installée au Kenya, connaissent un tel succès.
« L’intégration m’a permis de voir plus grand », dit-elle, en pensant désormais à l’échelle régionale.
Depuis son arrivée au Kenya en 2017, la liberté de mener ses activités sans les restrictions de visa qui existaient auparavant lui a permis d’augmenter sa clientèle et ses bénéfices, les tissus régionaux occupant une place prépondérante dans ses collections.
Wamboi, Talikwa, Otieno et d’autres font partie d’un réseau croissant de créateurs, d’artisans et de commerçants qui prospèrent grâce à une coopération accrue au sein de la Communauté.
La Communauté rassemble les États partenaires que sont la RDC, le Burundi, le Kenya, le Rwanda, la Somalie, le Soudan du Sud, l’Ouganda et la Tanzanie.
L’assouplissement des restrictions en matière de visas, les politiques favorables au commerce et l’amélioration des transports dans toute la région ont favorisé le développement d’une économie de la mode dynamique et interconnectée, libérant la créativité des contraintes géographiques au sein des sept pays de la CAE.
Dorice Donya, représentante des femmes du comté de Kisii, affirme que la Communauté a adopté plusieurs réformes clés pour soutenir la ZLECAf, notamment le protocole du marché commun de la CAE, qui permet la libre circulation des personnes, de la main-d’œuvre, des biens et des services.
Dorice Donya, représentante des femmes du comté de Kisii, explique que la Communauté a adopté plusieurs réformes clés pour soutenir la libre circulation, notamment le protocole du marché commun de la CAE. Photo d’Elizabeth Angira
Pour les designers, cela signifie qu’ils peuvent voyager plus facilement pour participer à des expositions, des défilés de mode ou des collaborations sans permis de travail restrictifs », précise-t-elle.
De même, le régime commercial simplifié de la CAE permet aux petits commerçants, dont beaucoup travaillent dans le secteur du textile ou de l’habillement, de faire passer des marchandises à la frontière avec un minimum de formalités administratives et des exonérations de droits de douane en dessous d’un certain seuil.
« Nous assistons à une collaboration régionale accrue entre les créateurs de mode, les producteurs textiles et les stylistes », ajoute-t-elle.
Des événements tels que la Swahili Fashion Week en Tanzanie et la Nairobi Fashion Week accueillent désormais des participants de tous les États membres de la CAE.
Les réformes ont joué un rôle déterminant dans la transformation des marchés nationaux auparavant fragmentés en un écosystème dynamique et interconnecté consacré à la mode.
« L’intégration a redéfini ma façon de faire des affaires », explique Mary. « Autrefois, se procurer des matières premières en Tanzanie, en Ouganda ou dans tout autre pays de la région impliquait des retards et des pots-de-vin. »
Aujourd’hui, le processus est plus rapide, légal et plus abordable, ce qui permet aux acteurs de la chaîne de valeur de la mode d’accéder à une grande diversité de tissus et de techniques régionaux, enrichissant ainsi l’identité de la région en matière de mode et encourageant les collaborations transfrontalières qui fusionnent l’héritage culturel et le design contemporain.

Photo de tissus de vêtements africains. Photo d’Elizabeth Angira
Joyce Kemunto explique qu’elle vendait ses produits à des clients locaux dans le comté de Kisii avant de participer à un atelier de mode à Kampala, en Ouganda, l’année dernière.
« J’ai rapidement commencé à recevoir des commandes en provenance d’Ouganda et même de Tanzanie », dit-elle.
Aujourd’hui, elle voyage en bus avec ses vêtements et ses tissus, car les formalités douanières sont beaucoup plus simples et il suffit d’avoir sa carte d’identité et un permis d’exploitation.
« La liberté de circulation m’a aidée à développer mon activité et à découvrir de nouveaux designs issus d’autres cultures », explique Joyce Kemunto.

Joyce Kemunto, une créatrice originaire du comté de Nyamira, raconte que sa première rencontre avec le tissu tanzanien khanga lors d’une exposition à Arusha, en Tanzanie, a éveillé sa créativité dans le domaine de la mode. Photo/Elizabeth Angira
Mais ce n’est pas tout.
« Il ne s’agit pas seulement de vendre, mais aussi d’apprendre », dit-elle. « Pendant l’atelier, j’ai appris de nouvelles techniques de couture, par exemple comment associer l’Ankara à notre kitenge local. »
Elle partage même ses nouvelles compétences en enseignant ces techniques aux filles qu’elle forme à Kisii.
« Certains de mes clients viennent de l’autre côté de la frontière les jours de marché » , dit-elle. Nous ne sommes plus seulement des « tailleurs de village », nous sommes désormais des stylistes d’Afrique de l’Est ! »
Elle voit grand.
« Mon rêve est de devenir un jour propriétaire de marques vendues dans les magasins d’Afrique de l’Est avec le label « Designed in Kisii (Fabriqué à Kisii)», portées dans toute l’Afrique », dit-elle.

Une photo de tissus africains. Photo d’Elizabeth Angira
En bref, elle souhaite que les jeunes femmes sachent qu’elles n’ont pas besoin de quitter Kisii pour réussir.
« Elles doivent simplement voir au-delà de nos frontières », explique-t-elle.
Le parcours d’un vêtement élégant sur les podiums de Nairobi implique souvent des artisans de Dar es Salaam, en Tanzanie, des mannequins de Kampala, en Ouganda, et des négociants en textiles qui traversent la frontière kenyane à Busia.
Les artisans bénéficient également d’un travail régulier et d’une reconnaissance.
Par exemple, Edward collabore avec des artisans ougandais spécialisés dans le tissu d’écorce, en intégrant des matériaux durables et en leur offrant un mentorat pour adapter les techniques traditionnelles à la mode moderne.
Ruth Atieno, une passionnée de mode, souligne que les récentes politiques régionales ont considérablement facilité la collaboration artistique.
« L’intégration n’est pas seulement économique, elle est aussi culturelle, car les créateurs sont désormais en mesure de mélanger des éléments issus de différentes cultures d’Afrique de l’Est pour créer des collections à la fois modernes et ancrées dans le patrimoine », explique Mme Atieno.

Ruth Matiabe Atieno, une passionnée de mode, souligne que les récentes politiques régionales ont considérablement facilité la collaboration artistique. Photo d’Elizabeth Angira.
Cette fusion culturelle se manifeste clairement dans les défilés de mode transfrontaliers à thème et dans l’essor des tendances panafricaines sur les réseaux sociaux, forgeant ainsi une identité vestimentaire distinctive en Afrique de l’Est.
Les mannequins bénéficient désormais d’opportunités régionales, soutenues par des agences et des plateformes numériques qui promeuvent les talents transfrontaliers, contribuant ainsi à une esthétique commune qui célèbre la diversité et l’unité.
L’histoire de la mode en Afrique de l’Est est celle d’un échange culturel : les créateurs intègrent des éléments régionaux dans des vêtements qui reflètent une identité sans frontières.

Une photo d’Elizabeth Angira de tissus africains
La dernière collection de Wamboi, qui combine des tissus en écorce ougandais, des khangas tanzaniens et des perles masaï kenyanes, en est un parfait exemple.
« Nous construisons quelque chose de plus grand que nous-mêmes », dit-elle. « Il ne s’agit pas seulement de mode, mais de notre identité en tant que région. ».
Des événements pan-régionaux tels que la Swahili Fashion Week et les marchés en ligne contribuent à amplifier davantage la mode est-africaine à l’échelle mondiale.

L’intégration de la mode stimule également la croissance économique et crée des emplois tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
Selon la Banque africaine de développement (BAD), l’industrie de la mode et du textile est le deuxième secteur le plus important en Afrique après l’agriculture.
« Avec une valeur marchande estimée à 31 milliards de dollars américains en 2020, ce secteur connaît une croissance annuelle. L’industrie de la mode africaine a le potentiel de créer des emplois pour des millions de personnes, en particulier pour les femmes et les jeunes », indique la BAD.
L’entreprise de mode de Mme Wamboi s’est considérablement développée et elle emploie désormais avec fierté des stagiaires provenant même d’Ouganda et de Tanzanie.
Malgré les progrès réalisés, l’industrie de la mode transfrontalière est confrontée à un certain nombre de défis, notamment des procédures frontalières inégales, des lacunes en matière d’infrastructures et des contraintes financières.
Bw’Akuma affirme que malgré les avancées réalisées, des obstacles persistent à la pleine intégration des industries de la création et de la mode dans la région, notamment la faible application des droits de propriété intellectuelle (DPI).
« Les DPI appartiennent à leur créateur », explique-t-il. « Sans une application adéquate dans toute la région, les innovateurs restent vulnérables à l’exploitation et à la contrefaçon. »
Il appelle à la mise en place de lois harmonisées et solides en matière de propriété intellectuelle dans la région.

Selon Mme Donya, l’un des principaux défis réside dans les infrastructures et la logistique, en particulier pour le transport transfrontalier des articles de mode.
« L’absence de procédures douanières harmonisées pour les produits créatifs peut retarder les expéditions ou semer la confusion », explique-t-elle.
De même, elle évoque les obstacles numériques, tels que les différences entre les plateformes de paiement mobile ou l’incohérence des réglementations en matière de commerce électronique.
« Le plus grand défi, cependant, est intangible : il s’agit de l’état d’esprit. Nous devons encourager davantage la confiance, la collaboration et la visibilité des talents régionaux afin que les Africains de l’Est puissent pleinement soutenir le travail créatif des uns et des autres », commente-t-elle.
« Il reste encore beaucoup à faire », note la fashionista Atieno, qui plaide en faveur d’investissements plus importants dans les pôles de création, d’une logistique plus fluide et d’une protection plus forte des droits d’auteur.
Cependant, M. Atieno affirme que les bases ont été jetées. L’industrie de la mode montre ce que l’intégration régionale peut apporter non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan culturel et social.

Kemunto estime que le plus gros problème est celui des transports et des capitaux.
« Parfois, j’aimerais me rendre à un salon professionnel à Arusha ou à Kampala, mais je n’ai pas assez d’argent », explique-t-elle. « De plus, envoyer des vêtements par courrier coûte cher. »
De plus, certaines femmes craignent de se lancer dans le commerce transfrontalier parce qu’elles ne comprennent pas les règles.
« Si nous avions davantage de formations à Kisii, peut-être dispensées par le comté ou des associations de femmes, beaucoup d’entre nous iraient plus loin », affirme-t-elle.

Elle appelle à davantage de soutien pour les femmes dans les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) accompagnées des mesures telles que des moyens de transport abordables, des voyages en groupe pour les salons professionnels, et peut-être même des machines à coudre financées par le gouvernement.
« Si le gouvernement du comté peut nous aider en matière de marketing, de stratégie de marque ou d’enregistrement officiel de nos entreprises, nous pourrons nous développer plus rapidement et même exporter vers d’autres pays », explique Mme Kemunto
Dans son atelier de Nairobi, Wamboi présente une robe terminée : un corsage en tissu d’écorce et une jupe khanga, une véritable création originale d’Afrique de l’Est.
« Mes clients la voient et me demandent : « D’où vient-elle ? » », dit-elle en souriant, « Et je leur réponds qu’elle vient de nous tous. »
Alors que l’Afrique de l’Est poursuit son chemin vers l’unité, son industrie de la mode témoigne avec dynamisme du pouvoir inspirant de la collaboration, tissant un avenir où la créativité, la culture et le commerce s’épanouissent ensemble.
Cette renaissance de la mode célèbre une histoire et une créativité communes. Les collaborations transfrontalières préservent les métiers traditionnels tout en les réinventant pour les marchés contemporains.

Une photo de tissus africains. Photo d’Elizabeth Angira
« Au fond, la mode, c’est raconter des histoires », conclut M. Wamboi. « Et avec l’intégration régionale, nos histoires deviennent plus riches, plus complexes et sans aucun doute plus belles ».
L’avenir de la mode en Afrique de l’Est, porté par l’intégration régionale, recèle un immense potentiel, des semaines de la mode régionales aux plateformes de commerce électronique intégrées.
Le fil conducteur de cet avenir est celui de la coopération, de l’innovation et de la fierté culturelle. Le succès de créateurs tels que Wamboi montre que la révolution stylistique de la région n’en est qu’à ses débuts.
Joseph Mwangi, commissaire adjoint principal du comté de Kisii Central, a assuré à l’industrie de la mode la sécurité nécessaire à la poursuite de ses activités transfrontalières.

Joseph Mwangi, commissaire adjoint principal du comté de Kisii Central, souligne que les postes-frontières du pays sont sous étroite surveillance et que des agents expérimentés sont déployés le long des principaux axes de transport. Photo : Elizabeth Angira
Donya indique que la CAE travaille actuellement sur un cadre régional pour l’économie créative qui inclut la mode, le cinéma, la musique et les arts numériques. L’un des domaines prioritaires est de faciliter la mobilité des créateurs, en proposant un visa ou un permis de créer pour les artistes de la région.
« Nous étudions également la possibilité d’harmoniser la fiscalité sur les produits créatifs et de simplifier les systèmes transfrontaliers de commerce électronique, qui sont essentiels pour les ventes de mode numérique et la visibilité des marques », explique M. Donya.
Alors que la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) s’achemine vers une intégration régionale plus poussée, les entreprises dirigées par des femmes, les créateurs et les petits commerçants trouvent de nouvelles opportunités pour le commerce transfrontalier, l’innovation et la collaboration dans le secteur de la mode et du textile. Cette transformation ne concerne pas seulement le style ; elle vise à tisser des liens entre les moyens de subsistance, la culture et la politique pour créer une économie régionale solide. Grâce à des créations audacieuses, des outils numériques et des politiques commerciales harmonisées, la mode en Afrique de l’Est est en train d’être redéfinie à partir de la base.
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