Inside AWiM25 at the African Union: Scheherazade Safla on Gender,
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Par Mary Mundeya
Translated to French by Ngo Fidele Juliette
Dans un monde où les frontières sont souvent synonymes de limitations, une nouvelle génération de créateurs de contenu africains brave ces contraintes en tissant des récits qui transcendent les lignes de frontières tracées sur une carte.
L’un d’entre eux est Esther Okorougo, une narratrice nigériane spécialisée dans les récits de voyage, dont le prisme audacieux et le style narratif vif ouvrent aux femmes africaines un espace où elles peuvent imaginer la mobilité autrement. Son parcours n’a pas commencé dans le luxe ou l’influence, mais par une simple décision prise en 2022 d’entreprendre son premier voyage international au Ghana.
Esther Okorougo, narratrice visuelle et créatrice de contenu nigériane qui met en avant la mode, la gastronomie et la culture afrocentriques afin de réinventer l’image de l’Afrique.
Crédit photo : Dangzz Photography
« En grandissant, voyager me semblait être quelque chose que seules certaines personnes pouvaient faire, en particulier les jeunes femmes africaines, auxquelles la société demande d’attendre d’être mariées avant de commencer à explorer la vie », a-t-elle déclaré à AWiM.
Ce voyage était plus qu’une simple escapade, c’était un changement de mentalité.
Je voulais montrer aux Africains qu’il est possible d’explorer notre magnifique continent, mais surtout, je voulais que les femmes se reconnaissent dans mon histoire et sachent qu’elles peuvent bouger, explorer et vivre pleinement », a-t-elle ajouté.
Des rues accueillantes de Kigali aux étals de vente de nourriture animés de Cotonou, Esther a voyagé à travers le Rwanda, le Kenya, le Togo, la République du Bénin et le Ghana. À chaque étape, son public s’est agrandi, non seulement en nombre, mais aussi en matière d’objectifs.
« Cela m’a frappée lors de mon deuxième voyage, en République du Bénin, où les gens n’arrêtaient pas de me demander si les plages et la nourriture que je publiais étaient vraiment celles du Bénin. C’est là que j’ai réalisé que mes contenus étaient en train de changer les perceptions, en montrant aux gens une Afrique différente », se souvient-elle.
Le style de voyage d’Esther repose sur l’accessibilité. Elle est une voyageuse transfrontalière qui écoute son public et élabore ses itinéraires en fonction de sa curiosité et de son budget. Ses publications virales telles que « destinations à moins de 100 dollars » et « pays accessibles pour des voyages entre filles » visent à démystifier les voyages pour les jeunes Africains.
Mais il ne s’agit pas seulement d’où elle va, mais aussi la manière dont elle raconte son histoire. Pour Esther, la nourriture est un passeport à part entière.
Je pense que la cuisine africaine ne reçoit pas l’attention qu’elle mérite dans les contenus touristiques internationaux. Lorsque j’ai goûté du fromage wagassi au bord d’une route au Bénin, en écoutant le vendeur local m’expliquer comment il était fabriqué, j’ai ressenti un lien profond. À travers la nourriture, on peut vraiment ressentir l’âme d’un endroit », explique-t-elle.
Le Rwanda fait partie de ses destinations préférées. « J’adore leur conscience écologique. En tant que défenseur du tourisme durable, cela m’a vraiment marqué, et les gens étaient tellement chaleureux, accueillants et patients. J’ai hâte d’y retourner », dit Esther en riant.

Esther glissant à travers le paysage rwandais sur une tyrolienne.
Au-delà de la beauté et de l’hospitalité, Esther a découvert quelque chose de plus puissant : l’impact. « Tellement de gens m’envoient maintenant des messages pour me dire qu’ils ont réservé un voyage après avoir regardé mes vidéos. Certains n’avaient même jamais envisagé de voyager avant de voir que cela pouvait être abordable et amusant », a-t-elle déclaré à AWiM.
Elle se souvient s’être assise au Rwanda avec un groupe de jeunes Africains qui n’avaient jamais visité les pays voisins situés à quelques heures de route. « En partageant mon histoire, ils se sont sentis encouragés à commencer par les destinations proches, plutôt que de se contenter de rêver à des endroits lointains. »
Pour Esther, chaque publication, chaque vidéo, chaque légende fait partie d’une mission plus large : briser les barrières visibles et invisibles. « Nous montrons aux gens que voyager est possible, quelle que soit leur origine, et que l’Afrique est belle, sûre et mérite d’être explorée », a-t-elle déclaré.
Sa communauté s’étend désormais au-delà des frontières, et ses sections de commentaires se sont transformées en mini-forums de voyage où ses abonnés posent des questions, font des suggestions ou même planifient des voyages ensemble.
C’est dans ce même sillage de voyage motivé par un but que s’inscrit le créateur de contenu ghanéen Saviour Deity, connu de ses followers sous le nom de Flying Flags. Contrairement à Esther, dont l’objectif se concentre sur des récits dominés par des femmes, la mission de Saviour se déroule sur deux roues, avec une moto, une carte et la conviction profonde que l’Afrique peut être unie non seulement par une idéologie, mais aussi par des expériences vécues. Son voyage n’est pas tant une question de vitesse que d’assembler des histoires au-delà des frontières.
Son goût pour ce qui deviendrait plus tard une passion pour les longues distances a commencé dans le nord du Ghana, alors qu’il était étudiant missionnaire. « J’ai acheté ma première moto neuve. En une semaine, le compteur kilométrique affichait 1 000 kilomètres. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé ce qui était possible », a-t-il déclaré à AWiM.
Peu de temps après, il a roulé avec la même moto depuis le nord du pays jusqu’à la capitale, Accra, et cela, selon lui, a tout changé.
Depuis lors, Flying Flags a parcouru les 16 régions du Ghana et s’est aventuré bien au-delà, visitant plus de 13 pays d’Afrique occidentale, centrale, australe et orientale, dont le Togo, l’Angola, le Zimbabwe, l’Afrique du Sud et le Kenya.
Saviour Deity hissant le drapeau zimbabwéen aux chutes Victoria, un salut caractéristique à chaque nation qu’il visite, alliant fierté, présence et détermination à chaque étape.
Ce qui le distingue, ce n’est pas seulement l’itinéraire, mais le voyage en lui-même. « J’adore rouler, et je n’ai pas un gros budget pour les voyages en avion ou les transports publics », explique-t-il. « Les voyages à moto sont économiques, fiables et me donnent la liberté de m’arrêter quand je veux, d’entrer en contact avec les gens et d’aller là où les bus ou les avions ne peuvent pas aller. C’est un symbole de liberté et d’ambition. Il est rare de voir quelqu’un traverser plusieurs pays à moto, et cela en lui-même est déjà une histoire. »
Des interactions au bord de la route avec des enfants curieux aux conversations spontanées avec les anciens du village, sa moto lui a permis de nouer des liens humains qui défient les frontières. Au Malawi, dit-il, l’hospitalité était si généreuse qu’il « se sentait comme chez lui ». Au Kenya, des inconnus sont devenus sa famille. « L’Afrique m’a appris à quoi ressemble vraiment une communauté africaine. Quand les gens vous disent : « Vous n’êtes pas un étranger ici, cela vous rend humble », a-t-il ajouté.
Mais l’histoire de Saviour n’est pas seulement une histoire d’aventure, il y est aussi question de refaçonner les perceptions. Originaire du Ghana, un pays au cœur de l’histoire panafricaine, ses voyages sont ancrés dans un amour profond pour le continent et ses habitants. « Je me sentais panafricain avant même de quitter le Ghana », a-t-il déclaré. « Et lorsque d’autres Africains m’ont accueilli chez eux, m’ont fait partager leur nourriture, leur temps, leurs histoires, j’en ai reçu la confirmation que cette identité était réelle. Ce sentiment d’appartenance est une étincelle d’amour, de service, de tolérance et d’unité. »
Regardez le documentaire ici.
Sa vidéo la plus virale, un moment calme près du panneau indiquant la province de Mpumalanga en Afrique du Sud, a été vue par plus de 1,3 million de personnes. Juste lui, sa moto et la frontière. « Les gens n’arrivaient pas à croire que j’avais roulé du Ghana en Afrique du Sud. Cela les a rendus curieux, les a fait rêver », a-t-il déclaré.
Pour chaque « j’aime », « partage » et « commentaire », il y a quelque chose de plus durable : l’inspiration. « Certains de mes abonnés me disent qu’ils ont commencé à planifier des voyages grâce à mon contenu. D’autres me demandent des conseils ou me disent qu’ils n’avaient jamais pensé que c’était possible. Mais maintenant, ils savent que c’est possible », a-t-il déclaré.
À bien des égards, le voyage de Saviour est une salle de classe mobile, où les leçons sont dispensées sur le bord de la route, et non dans une salle de classe. C’est une histoire racontée non seulement à travers les paysages, mais aussi à travers la vie des gens qu’il rencontre.
Ses réflexions sur l’identité africaine, l’hospitalité et le pouvoir qui est dans le fait de se déplacer trouvent un écho puissant dans l’histoire de Kimora Smith Mensah, connue par ses followers sur les réseaux sociaux sous le nom d’EfyaKimora, une créatrice de contenu de voyage, guide touristique et consultante ghanéenne dont le voyage est enraciné dans une profonde curiosité pour le continent et une mission d’inspirer d’autres personnes à l’explorer.
« En tant que créatrice de contenu de voyage, je suis toujours enthousiaste à l’idée de partager les choses que je vis personnellement sur le terrain », a-t-elle déclaré à AWiM. « La culture, la nourriture, les gens, l’environnement, tout ce qui rend un pays unique et spécial. Cela me procure beaucoup de plaisir. »
Pour Kimora, la nourriture est devenue un point d’entrée dynamique pour comprendre la culture. « Quand j’ai commencé à explorer, j’ai aussi commencé à essayer de nouvelles choses, en particulier la nourriture. J’adore ça », explique-t-elle.
« La culture, ce n’est pas seulement la danse ou la tradition, c’est aussi ce que les gens mangent et comment ils le mangent. Respecter la culture, c’est respecter la nourriture. »

Kimora Smith Mensah est assise devant une assiette de sadza fumante, s’imprégnant du moment avant de goûter pour la première fois au plat principal du Zimbabwe.
Son amour pour les voyages est plus qu’une passion personnelle, c’est une façon de raconter des histoires.
« Je ne me contente pas de voyager et de garder cela pour moi, je le partage en ligne et les gens regardent mes contenus. Ils sont motivés », dit-elle en souriant. Kimora raconte qu’une femme de Guinée-Bissau lui a envoyé un message après avoir vu l’un de ses vlogs, lui disant qu’elle s’était rendue au Libéria grâce à ce vlog. « Maintenant, beaucoup de gens veulent se rendre au Burkina Faso parce que j’y suis allée et que j’ai partagé la beauté de ce pays’, » a-t-elle déclaré à AWiM.
Sa plateforme, a-t-elle souligné, ne se limite pas à des lieux, elle vise à changer la façon dont les gens perçoivent le continent. « C’est un moyen de faire savoir aux gens ce qui se passe dans d’autres parties de l’Afrique, de changer les perceptions. Les gens envisagent désormais de visiter ces endroits non seulement pour le tourisme, mais aussi pour les affaires, le travail et bien d’autres choses encore, » a-t-elle expliqué.
Kimora considère que les créateurs de contenu numérique sont essentiels pour redorer le blason de l’Afrique. « Si vous voulez vraiment connaître un pays africain, ne vous fiez pas aux médias traditionnels, suivez un créateur de contenu qui partage des expériences réelles, sur le terrain. Nous montrons et démontrons que l’Afrique est aussi un grand continent d’une manière que vous n’avez jamais entendue ni vue auparavant », a-t-elle déclaré à AWiM.

Dans la réserve naturelle et le village culturel de Mantenga, Kimora Smith Mensah adopte l’esprit de l’Eswatini, où la culture, l’histoire et la nature prennent vie.
Son rêve de raconter l’histoire de l’Afrique “à l’africaine” s’inscrit dans une évolution beaucoup plus large, où les voix africaines se réapproprient leur récit, une vidéo, une photo et une légende à la fois. Ces créateurs ne se contentent pas d’influencer les tendances en matière de voyage, ils remettent en question des stéréotypes dépassés et invitent le monde à voir l’Afrique pour ce qu’elle est vraiment : vaste, dynamique, diversifiée et pleine de potentiel.
Les chiffres reflètent d’ailleurs cette dynamique croissante.
Selon l’Union africaine, les voyages intra-africains ont augmenté de plus de 20 % au cours des cinq dernières années, une croissance qui est en partie due à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et aux politiques d’exemption de visa ou de visa à l’arrivée adoptées par de nombreux pays. Le Ghana, le Rwanda, le Kenya et le Bénin, par exemple, ont ouvert leurs frontières aux ressortissants africains, ce qui permet aux créateurs de contenu et aux voyageurs ordinaires de circuler librement et de raconter de nouvelles histoires.
Les réseaux sociaux jouent également un rôle sans précédent. Un rapport 2023 de GeoPoll, une société qui utilise une plateforme mobile pour mener des enquêtes et recueillir des données auprès de personnes dans les pays en développement, a révélé que 74 % des jeunes Africains âgés de 18 à 35 ans suivent au moins un influenceur africain dans le domaine du voyage ou du style de vie. Pour beaucoup, ces créateurs sont des sources d’inspiration et d’information fiables, plus accessibles et plus authentiques que les plateformes de voyage traditionnelles.
« La croissance des contenus de voyage africains n’est pas seulement une question d’esthétique ou d’envie de voyager », a déclaré le Dr Mercy Obuya, spécialiste des médias et analyste le kényane. « Il s’agit également d’identité, de guérison et de fierté. Nous assistons à un réveil culturel, et les créateurs de contenus de voyage y jouent un rôle central. »
Ce sentiment trouve un écho favorable chez les followers ordinaires.

« J’avais l’habitude de penser qu’il était impossible de voyager en Afrique à moins d’être riche, mais après avoir regardé des vidéos de créateurs de contenu africains, j’ai réalisé que nous avons tellement de beauté ici et que nous n’avons pas besoin d’attendre que quelqu’un d’autre la découvre en premier », a déclaré Samuel Chibwe, un étudiant d’université de Zambie.
Sophie Ateba, une Camerounaise vivant en Allemagne, partage cet avis. « Au lieu d’entendre parler de pauvreté ou de conflit, nous voyons de la joie, de l’innovation et de la nature. Cela me rend fière et me donne la nostalgie de mon pays, de la meilleure manière qui soit », a-t-elle déclaré.
L’influence s’étend bien au-delà des frontières africaines.
« Je n’avais aucune idée de ce à quoi ressemblait l’Afrique moderne jusqu’à ce que je commence à suivre des créateurs de contenu africains sur Instagram, ils montrent des lieux et des personnes qui ne sont tout simplement pas représentés dans les médias occidentaux. Maintenant, mon voyage de rêve n’est pas en Europe, c’est au Sénégal ou au Ghana a déclaré Hannah North, étudiante au Canada.

Malgré l’optimisme et la fierté culturelle qui alimentent leurs récits, ces créateurs restent lucides sur les réalités des voyages à travers le continent.
Esther, qui a surtout voyagé par avion, parle d’une expérience largement transparente lorsqu’elle visite des destinations telles que le Rwanda et le Kenya, où les politiques d’octroi de visas ouvertes facilitent les déplacements. Mais pour les explorateurs terrestres comme Kimora et Saviour, la route est riche en découvertes et en contacts humains, même si elle n’est pas exempte de difficultés.
Pour Saviour, la facilitation des voyages à travers l’Afrique ne dépend pas seulement de l’action des gouvernements, mais aussi de la façon dont les Africains se perçoivent les uns les autres. « Les gouvernements doivent travailler ensemble pour faciliter la circulation des Africains, mais nous devons aussi changer la façon dont nous nous percevons les uns les autres, car les plus grandes frontières sont parfois mentales. On nous a fait croire que les pays voisins n’étaient pas sûrs ou qu’ils étaient trop différents. Mais sur le terrain, nous nous ressemblons plus qu’il n’y paraît », a-t-il déclaré à AWiM.
Saviour et Kimora voient tous deux d’immenses possibilités dans la promotion de la libre circulation sur le continent. « Une fois que les gens pourront circuler librement, ils investiront, ils feront du commerce, ils se connecteront les uns aux autres », a fait remarquer Kimora.
Pour des créateurs comme eux, chaque voyage est la preuve que des sociétés africaines plus connectées sont à la fois possibles et souhaitables. Leurs expériences sur la route mettent en lumière un dialogue politique plus large qui continue à prendre de l’ampleur. En 2018, l’Union africaine a adopté le protocole sur la libre circulation des personnes, un cadre ambitieux conçu pour permettre aux citoyens africains d’accéder, de résider et de s’établir dans tous les États membres, sans avoir besoin d’un visa.
Bien que la mise en œuvre ait été lente, avec seulement une poignée de pays, dont le Rwanda, le Niger, le Mali et São Tomé et Príncipe, qui l’ont ratifié jusqu’à présent, les défenseurs du protocole gardent espoir quant à son pouvoir de transformation.
Lors d’un dialogue national 2023 organisé par le Conseil économique, social et culturel de l’UA (ECOSOCC), William Carew, chef du secrétariat, a appelé la société civile à contribuer à l’accélération des progrès.
« L’adoption du plan de gestion financière témoigne de nos aspirations collectives à l’intégration continentale et à la prospérité économique », a-t-il déclaré. « J’en appelle à chacun de vous d’amener les États membres à agir chaque fois qu’ils traînent les pieds. Chaque participant à cette réunion doit être un ambassadeur du changement autour du dialogue sur la libre circulation des personnes ».
Ce sentiment a été partagé par la ministre rwandaise Judith Uwizeye, qui a établi un lien direct entre la réussite du protocole et les objectifs de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). S’exprimant lors d’un événement organisé par l’UA sur l’intégration économique, elle a insisté sur ce point : « Sans mobilité et sans libre circulation, même la ZLECAf restera un défi, car nous ne pouvons pas réaliser le libre-échange correctement sans libre circulation. »
Le soutien institutionnel s’accroît également. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, lors de sa 661e réunion à Addis-Abeba, a déclaré : « Les avantages de la libre circulation des personnes, des biens et des services l’emportent largement sur les défis réels et potentiels en matière de sécurité et d’économie qui peuvent être perçus ou générés. »
La volonté politique se renforçant et les voix de la base se faisant de plus en plus fortes, l’élan en faveur de la libre circulation continue de prendre de l’ampleur. Et comme le démontrent déjà de jeunes Africains tels qu’Esther, Saviour et Kimora, la véritable intégration n’est pas seulement un rêve politique, c’est un voyage déjà en cours, une route, une histoire et une frontière à la fois.
Comme le montrent leurs parcours, la libre circulation fait bien plus qu’ouvrir de nouveaux itinéraires, elle crée de nouveaux espaces de connexion, d’échange culturel et de fierté pour l’héritage diversifié de l’Afrique.

Avec chaque traversée, chaque vidéo et chaque histoire partagée, ces créateurs de contenu aident les Africains à voir et à célébrer leur continent à travers leurs propres yeux, et inspirent les autres à faire de même. Qu’il s’agisse de cuisines locales, d’histoires inédites ou de communautés dynamiques, ce qui est échangé va bien au-delà du tourisme, c’est la construction d’une identité africaine plus ouverte et plus unifiée.
Bien que des obstacles subsistent, l’effort continu en faveur d’une plus grande liberté de circulation, soutenu par le protocole de l’UA et l’élan croissant de la société civile, est déjà en train de changer la donne. Et avec une nouvelle génération de créateurs de contenu aidant à ouvrir la voie, l’avenir des voyages en Afrique semble non seulement plus connecté, mais aussi plus dynamique, inclusif et plein de possibilités.
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‘Ce contenu est produit dans le cadre du projet Move Africa, commandé par la Commission de l’Union africaine et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH. Les points de vue et opinions exprimés sont ceux des auteurs uniquement et ne reflètent pas nécessairement ceux de la GIZ ou de l’Union africaine.’
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